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Réponse rapide
Qu'est-ce que le participe présent et comment se forme-t-il ?
Le participe présent est une forme verbale en -ant que l'on construit à partir de la première personne du pluriel du présent de l'indicatif : on supprime la terminaison -ons et on ajoute -ant. Par exemple, nous parlons donne parlant, nous finissons donne finissant. Seuls trois verbes dérogent à cette règle : être → étant, avoir → ayant, savoir → sachant. Employé comme verbe, le participe présent est invariable ; employé comme adjectif, il s'accorde en genre et en nombre avec le nom.
Le participe présent est l'une de ces formes verbales que l'on rencontre souvent à l'écrit sans toujours pouvoir la nommer. Dans les textes journalistiques, les documents administratifs et les articles scientifiques, des constructions comme une loi visant à protéger, les candidats ayant satisfait aux conditions ou en tenant compte de sont quasi omniprésentes. Or c'est exactement le registre des passages de compréhension écrite au TCF Canada et au TEF Canada. Comprendre comment se forme le participe présent et comment il fonctionne permet d'aborder ces textes avec plus d'assurance.
Points clés à retenir
- Formation : radical de nous au présent + -ant (ex. : nous prenons → prenant).
- Trois formes irrégulières seulement : étant, ayant, sachant.
- Comme verbe, il est invariable ; comme adjectif verbal, il s'accorde avec le nom.
- Le gérondif (en + participe présent) exprime la simultanéité ou la manière.
Comment former le participe présent
La règle de formation est très régulière. On part de la conjugaison de nous au présent de l'indicatif, on efface la terminaison -ons et on ajoute -ant. Cette méthode fonctionne pour la quasi-totalité des verbes français, tous groupes confondus.
| Infinitif | Forme nous (présent) | Participe présent |
|---|---|---|
| parler | nous parlons | parlant |
| finir | nous finissons | finissant |
| prendre | nous prenons | prenant |
| venir | nous venons | venant |
| faire | nous faisons | faisant |
| voir | nous voyons | voyant |
| aller | nous allons | allant |
| devoir | nous devons | devant |
La forme nous capture toutes les modifications du radical qui surviennent dans la conjugaison : nous finissons contient déjà l'infixe -iss- du deuxième groupe, et nous prenons reflète le radical court de prendre. C'est pourquoi cette méthode est fiable même pour les verbes dits irréguliers du troisième groupe.
Il y a trois exceptions absolues, et seulement trois. Ces verbes forment leur participe présent sans passer par la forme nous :
- être → étant
- avoir → ayant
- savoir → sachant
Ces trois formes apparaissent fréquemment dans les textes formels. On les reconnaît rapidement une fois mémorisées, ce qui évite toute confusion avec d'autres mots en -ant.
Selon les recommandations de l'Académie française sur le participe présent et le gérondif, la forme en -ant dérivée du verbe reste invariable lorsqu'elle conserve sa valeur verbale (Académie française). C'est la distinction fondamentale qui régit tout le reste.
Les emplois du participe présent
Le participe présent peut remplir deux fonctions très différentes dans la phrase, et c'est de cette dualité que naissent la plupart des difficultés.
Emploi comme verbe (invariable)
Lorsque le participe présent fonctionne comme un verbe, il exprime une action ou un état simultané à celui du verbe principal. Il est alors invariable : il ne prend ni marque de genre ni marque de nombre.
Il peut avoir ses propres compléments d'objet, ses propres compléments circonstanciels, et même sa propre négation :
- Une entreprise proposant des formations en ligne. (= une entreprise qui propose des formations en ligne)
- Les candidats n'ayant pas soumis leur dossier seront éliminés. (= les candidats qui n'ont pas soumis leur dossier)
- Elle est arrivée portant deux valises.
Cette construction permet de remplacer une proposition relative en qui, ce qui allège le style et le rend plus formel. C'est exactement le type de phrase que l'on rencontre dans les textes administratifs et journalistiques du TCF/TEF Canada.
Remplacement d'une proposition relative
Le participe présent peut condenser une relative en qui lorsque le sujet de la relative est identique au nom qu'elle qualifie :
| Proposition relative | Participe présent équivalent |
|---|---|
| une personne qui a de l'expérience | une personne ayant de l'expérience |
| les règles qui régissent l'immigration | les règles régissant l'immigration |
| les candidats qui souhaitent s'inscrire | les candidats souhaitant s'inscrire |
Emploi comme adjectif verbal (variable)
Quand la forme en -ant décrit une qualité permanente ou habituelle du nom, elle devient un adjectif verbal. Elle s'accorde alors en genre et en nombre, exactement comme n'importe quel adjectif :
- une femme souriante (féminin singulier)
- des résultats étonnants (masculin pluriel)
- une eau courante
- des étudiants travaillants
Dans ce cas, la forme en -ant peut généralement être remplacée par un adjectif qualificatif ordinaire, et la phrase reste grammaticale. C'est un bon test pratique.
Participe présent ou adjectif verbal ?
C'est le point qui génère le plus d'erreurs, y compris chez des locuteurs avancés. La distinction n'est pas toujours évidente à l'oreille, mais à l'écrit elle a des conséquences orthographiques concrètes.
Le critère principal est sémantique et syntaxique :
- Si la forme en -ant décrit une action en cours ou ponctuelle, elle est participe présent et reste invariable.
- Si elle décrit une propriété stable du nom, elle est adjectif verbal et s'accorde.
Pour compliquer les choses, certaines paires ont des orthographes différentes selon la fonction. Ces variantes ne sont pas des fautes, mais des distinctions codifiées par l'usage et validées par les grammairiens :
| Adjectif verbal | Participe présent | Exemple d'adjectif | Exemple de participe |
|---|---|---|---|
| fatigant(e) | fatiguant | un travail fatigant | en fatiguant ses muscles |
| communicant(e) | communiquant | des vases communicants | en communiquant ses résultats |
| provocant(e) | provoquant | une tenue provocante | provoquant un incident |
| négligent(e) | négligeant | un élève négligent | négligeant ses devoirs |
| différent(e) | différant | des avis différents | différant la décision |
Pour les textes du TCF/TEF Canada, la distinction orthographique est rarement testée directement dans les épreuves de compréhension écrite. Elle peut en revanche apparaître dans les questions de grammaire ou d'expression écrite. Retenir une dizaine de paires classiques suffit pour couvrir la majorité des cas.
Le Point du FLE propose un tableau complet des formes divergentes et des exercices d'entraînement accessibles gratuitement pour approfondir cette distinction (Le Point du FLE, participe présent).
Le gérondif : en + participe présent
Le gérondif est la construction la plus fréquente impliquant le participe présent dans les textes formels. Il se forme en plaçant simplement en devant le participe présent.
Il exprime trois relations principales :
- La simultanéité : les deux actions se déroulent au même moment.
Il étudie en écoutant de la musique. - La manière : comment une action est accomplie.
Elle a progressé en travaillant régulièrement. - La condition : une action nécessaire pour qu'une autre se réalise.
On obtient de bons résultats en s'entraînant chaque jour.
On ajoute parfois tout devant le gérondif pour insister sur la simultanéité, surtout quand les deux actions semblent contradictoires :
- Tout en affirmant vouloir réduire les délais, le gouvernement a prolongé la procédure.
Une règle syntaxique à retenir : le sujet du gérondif est toujours le même que le sujet du verbe principal. Une phrase comme En arrivant à l'aéroport, mes bagages avaient disparu est donc incorrecte, car mes bagages n'arrivent pas à l'aéroport.
Le participe présent dans les textes TCF/TEF
Les passages de compréhension écrite au TCF Canada et au TEF Canada sont rédigés dans un français soutenu : articles de presse, rapports institutionnels, textes scientifiques de vulgarisation, éditoriaux. Ce registre recourt massivement au participe présent pour deux raisons : la concision et la densité informationnelle.
Ces constructions reviennent régulièrement dans ce type de textes :
- Les mesures visant à encadrer l'immigration temporaire ont été renforcées.
- Les candidats ayant obtenu un score NCLC 7 sont admissibles au bonus de bilinguisme.
- Le gouvernement, souhaitant accélérer les délais, a modifié la procédure.
- Tenant compte de ces résultats, les chercheurs ont revu leurs conclusions.
Pour la compréhension, le réflexe à développer est de repérer la forme en -ant et de l'analyser comme une relative condensée : les mesures visant à encadrer signifie les mesures qui visent à encadrer. Ce décodage rapide évite les blocages sur des constructions syntaxiquement denses.
Dans les épreuves d'expression écrite, utiliser quelques participes présents bien placés témoigne d'une maîtrise du registre formel. Les correcteurs TCF Canada et TEF Canada valorisent la variété syntaxique, et le participe présent en fait partie. Pour connaître les critères d'évaluation de l'expression écrite, les guides officiels sont publiés par France Éducation international pour le TCF Canada (France Éducation international, 2026) et par Le Français des affaires pour le TEF Canada (Le Français des affaires, 2026).
Exercice pratique
Complétez chaque phrase avec le participe présent du verbe entre parenthèses. Les réponses sont données en dessous.
- Les étudiants __________ (ne pas rendre) leur devoir avant vendredi seront pénalisés.
- Elle a trouvé un emploi __________ (correspondre) exactement à son profil.
- __________ (Avoir) peu de temps, il a choisi de résumer le document.
- Les lois __________ (régir) l'accès à la résidence permanente sont révisées régulièrement.
- Il s'est blessé __________ (courir) trop vite.
Réponses :
- ne rendant pas (la négation encadre le participe : ne ... pas)
- correspondant
- Ayant (irrégulier)
- régissant (nous régissons → régissant)
- en courant (gérondif : manière)
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